jeudi 9 novembre 2006
Atelier de créature
Un peu plus de féminité, oui, voilà. Une santé de fer, un moral d’acier. Bon, elle avance, elle avance, bientôt je pourrai l’envoyer. Voyons … Que manque-t-il … Du rouge aux pommettes, une voix charmeuse, des cheveux soyeux et un regard de braise. Voilà pour le physique.
Son chemin de vie maintenant … Elle doit être parfaite, on ne me pardonnerait pas un échec, le patron est bien trop exigeant … Voyons … Que m’a dit Pierre la dernière fois ? Il était question du libre arbitre je pense … Oui, voilà … Bon, donc pour être parfaite, elle doit d’une mule avoir la tête … Heu … Non, je m’embrouille, ils ont de telles expressions les humains. Je m’éparpille, je m’éparpille et ça n’avance pas ! Je dois pourtant avoir fini ce soir, elle doit naître le 21 février 1875, ça fait partie de la consigne. Des fois je me demande si je suis assez doué pour participer à cet atelier de créature ! Un peu de concentration, que diable ! Oups … quelle idée d’évoquer ici l’ange déchu ! Il ne doit surtout pas intervenir dans la création !
Reprenons, le physique, c’est bon. A rayer de la liste. Reste donc le caractère et le destin … Ca réclame toute mon attention …
Le caractère d’abord …
Une femme parfaite se doit d’avoir du caractère il me semble … Un caractère trempé, un esprit vif, une capacité de décision … Mais là elle risque d’être invivable, ce n’est peut-être pas idéal … Ajoutons-lui donc une bonne dose de bonté et de gentillesse, la joie de vivre et le tour est joué.
Son destin maintenant … Où la faire naître … Au soleil, c’est mieux pour le moral … Voyons, qu’à prévu le patron pour les prochaines années … Arles a l’air pas mal comme coin, le passage de peintres, d’artiste, rien de tel pour l’élévation de l’esprit … Va pour Arles. Elle nous rejouera peut-être l’Arlésienne !
Ah ! J’ai une idée, elle se prénommera Jeanne, un prénom de grandes saintes, le patron aimera ! Et puis … Voyons … Elle doit pour être parfaite pouvoir traverser les époques, les pires crises … Comment faire … Le patron prévoit pas mal de mouvement pour les prochaines décennies … Elle devra y survivre … C’est décidé, elle sera centenaire !
Pour la consigne 33
Bon, je ne me suis pas vraiment inspirée du tableau mais cette phrase de fin m'a fait penser à une personne en particulier, que je n'ai pas réussi à "coordonner" au tableau de la consigne ... devinerez-vous laquelle ?
mardi 24 octobre 2006
En route pour une nouvelle vie
Il va arrêter de regarder Mona comme ça ce douanier ! Je lui avait dit de se couvrir plus ! 10 minutes qu'il lui parle les yeux fourrés dans son décolleté ! Elle ne m'a encore une fois pas écouté. En tout cas ce ne doit pas être un rigolo. On dirait qu'il va la faire pleurer.
Mr. Smith m'avait dit "Mon p'tit Marple si vous voulez vous intégrer dans votre nouveau pays, il faudra faire comme eux ... hum ... Ca ne va pas être facile, z'êtes pas une lumière, vous !" Je suis bien content de ne plus jamais le voir celui là !
Je me suis renseigné et, pour commencer, j'ai décidé que nous devrions nous habiller chaudement. Le Canada est un pays froid, paraît-il. Autant s'y préparer. Mona, elle, n'a pas voulu me croire. Elle a même mis des culottes courtes au petit. Il en fait une tête Marvin d'ailleurs ! Je le comprends, il a largement passé l'âge des culottes courtes !
Par contre ma petite Meredith a été bien sage, elle m'a bien écouté. Un ange cette petite. Elle, au moins, a mis son manteau de laine. Mais quelle idée a eu Mona de lui acheterun manteau identique au sien ! Comme si elle ne se sentait pas déjà assez mal dans sa peau comme ça, la pauvre petite. Des fois je me dis que Mona le fait exprès ! Décidément, Maman avait raison, je n'aurais jamais dû épouser une fille sortie d'on ne sait où ! Si, au moins, elle était moins vulgaire. Je suis sûr que c'est à cause d'elle qu'ils nous dévisagent tous. Quelle autre raison y aurait-il ?
Tiens le douanier est parti. Mona a l'air complètement décomposée. Qu'est-ce qu'elle me dit ? Je me suis trompé de date ? Le départ du Titanic était prévu le 10 avril ? Pas le 17 ! Et en plus le bateau aurait coulé avant d'arriver à New York ? Et elle veut me faire avaler ça ! Elle devrait plutôt reconnaître qu'elle préfére rentrer à Londres, plutôt que raconter des mensonges plus gros qu'elle ! Elle voudrait retrouver son Mr. Smith, je suis sûr qu'ils sont amants !
Maman m'avait bien prévenu.
Pour la consigne 32 de Paroles Plurielles.
lundi 9 octobre 2006
Attrapeur d'embruns
Au matin, le verre était vide. Au matin, le verre était vide ! AU MATIN LE VERRE ETAIT VIDE ! La précieuse liqueur envolée, la précieuse liqueur jalousement conservée, la précieuse liqueur dans ce verre. Mais comment était-ce possible ? MAIS COMMENT ETAIT-CE POSSIBLE ? Qui pouvait bien l’avoir vidé ? Qui ? Qui ? QUI ?
Au soir l’armoire était vide, la pièce était vide, la maison était vide, le monde était vide. Mais le verre était plein !
Au matin le verre était vide … mais le guetteur de nuit était plein. Plein de la précieuse liqueur, plein de ce rêve liquide. Et le guetteur conversait avec la mer, à sa place. Et le guetteur aidait la mer, à sa place. Il aidait la mer, pour attraper l’oiseau liberté. Pour attraper l’oiseau qui l’aurait libéré, lui ! Il ne lui restait plus qu’à patienter. Il ne lui restait plus qu’à patienter et attendre les embruns. Attraper les embruns pour distiller la précieuse liqueur !
Pour la consigne 31 de Paroles Plurielles
samedi 23 septembre 2006
Le choix du roi ?
Ce n’est pas l’amour mais je suis bien obligé de faire avec ! Si j’avais su, je n’aurais jamais accepté. En plus elle est grosse ! Et lourde … Et ces courbes ? Non mais ! De qui se moque-t-on ? Sans parler de son cou qui part de travers et son corps qui craque de partout. C’est vrai que je suis arrivé le dernier et j’ai pris celle qui restait. Mais quand même ! Ils ont pris les plus belles et je me retrouve avec la plus vielle, la plus laide ! Même son pied ne tient plus !
Comment je vais faire ? C’est que j’ai une réputation à me faire. Je vais avoir l’air de quoi pour mon premier récital avec cette contrebasse ?
Pour la consigne 30 de Paroles Plurielles
mardi 12 septembre 2006
Jeux dangereux
C'est un jeu de chat et souris que se joue dans ce lit. Elle, tout feu toute femme, veut le sentir maintenant, communier, ne faire qu'un. Ouvrir son corps et accueillir cette intimité si complémentaire de la sienne.
Lui veut faire durer le plaisir, la sentir venir progressivement. Il sait où la caresser pour la faire décoller. Pincement de mamelon, effleurement de téton .. poursuite infernale des doigts et de la bouche vers cette féminité qui l'abreuve d'un plaisir sans cesse renouvelé.
Elle gémit, elle supplie, s'écarte un peu plus, se lance en avant, exigeante ... "Viens, viens ! Ne me laisse pas comme ça !" Non, il ne viendra pas, pas encore. Il l'observe ... Qu'elle est désirable, ainsi offerte ! Il n'en peut plus lui même ! Mais il ne peut pas craquer, non, pas encore.
Il cherche la boule de chair, ce bouton magique qui la transforme en tigresse. Il le caresse, le titille, le mordille. Il peine à la tenir tant elle remue dans son plaisir. Il la regarde ... elle est si belle ...
Sa bouche se fait pulpeuse, réclame un baiser qu'il faudra bien finir par lui donner. Elle en profite pour tourner le jeu à son avantage. Et le voici dominé, lui le dominant qui voulait tout diriger. Le baiser se prolonge, leur langue s'emmêlent, leurs corps se frottent et leurs chaleurs se rencontrent. Elle ne veut pas, il est trop tôt. à son tour de la supplier !
Sa main s'enroule, se fait caline, tandis que sa bouche, elle, se fait coquine. Il aime cette caresse, elle le sait. Il n'y resiste pas, elle va en jouer. La pression succède aux mordillements, le va et vient précède les coups de langue ... Elle sent ses contractions, voit venir le danger. Ils ne peuvent plus attendre s'ils veulent laisser la jouissance les embraser.
Alors elle le chevauche, superbe Walkyrie, les cheveux fous, les regard flou. Leurs déhanchements s'accentuent, leur gémissements concordent pour finir en une course acharnée à qui craquera le premier.
Elle s'effondre lentement, toute flamme éteinte, au bord des larmes tandis que son amant resserre son étreinte pour mieux calmer ses tremblements.
Pour la consigne 29 de Paroles Plurielles.
Voilà, le texte est écrit. J'attends donc maintenant vos participations à mon petit concours :D
lundi 28 août 2006
Monologue vacancier
J'aime bien la mer, le bruit des vagues, le sable ... surtout le sable. Pas le sable de la mer sans vagues, la Mer d'Itéranée, je crois, on y est allé l'année dernière. Ce n'était pas un beau sable, pas assez fin. et puis surtout pas assez de sable. Les gens ne sont pas gentils à cette mer là, ils ne veulent pas laisser un peu de sable libre ! Et puis la Mer d'Itéranée elle est trop calme. Moi j'aime la mer qui bouge, celle qui fait des vagues, celle qui s'énerve sans raison. J'aime tant m'y amuser. Mais surtout la mer qui bouge je l'aime parce qu'elle fait du sable mouillé !
Maman ne veut pas que je prenne mes crayons à la mer. Alors le sable mouillé c'est vachement bien ! C'est même mieux que du papier ! On peut y faire des dessins géants !
Quand j'ai envie de dessiner je me mets debout, jambes tendues et je dessine sur le sable avec mon doigt. Pas facile de tenir en équilibre. Pas facile non plus de voir le dessin tant qu'il n'est pas fini. Et puis surtout des fois je n'arrive pas à finir mon dessin en une fois ! Ben oui, c'est pas facile de me retenir avec le bruit des vagues quand j'ai terriblement besoin de faire pipi !
Pour la consigne 28 de Paroles Plurielles.
jeudi 27 juillet 2006
Le retour.
Après quelques minutes de marche, il avait décidé de s'asseoir sur le premier rocher qu'il croiserait. Et il se trouvait que ce rocher faisait face au chemin qui menait à la maison de son enfance. Ce devait être un message, un signe. Depuis 20 il n'était pas revenu. Dans son souvenir ce rocher n'existait même pas. Les pavés du chemin non plus d'ailleurs. Quel chemin parcouru depuis. Quelles surprises la vie lui avait réservé jusqu'à cette nuit, deux jours auparavant.
Ce soir là, il s'était couché tôt, dans sa morosité habituelle. Depuis que Danièle l'avait laissé il ne quittait plus cet état d'esprit. Il s'était couché tôt, dans l'espoir de trouver le sommeil, vite, un sommeil vide. Et pour une fois ça avait (presque) réussi ! Il dormait, mais pas d'un sommeil sans rêves. Non. Impossible ! Il savait qu'il ne le pourrait plus, poursuivi comme il l'était par les remords et les regrets. Si seulement ... Si seulement ces idées pouvaient ne serait-ce qu'une minute sortir de sa tête.
Il s'était réveillé en sursaut, perdu avant de se rendre compte que son coeur aurait préféré un réveil au calme et pas cette brusquerie. Il lui fallu une minute avant de se rendre compte qu'il s'était réveillé car le téléphone sonnait. A une heure du matin ... De quoi être inquiet ! Danièle ? Les enfants ? Qui ? Qui pouvait bien appeler à cette heure ?
"Allô ? Michel ? C'est moi ... " Cette voix .... 20 ans qu'il ne l'avait pas entendue ... Pourquoi maintenant ? "Viens ... vite ... Maman ..." Un sanglot, elle pleurait ! Elle savait donc pleurer ! "Elle veut te voir ... avant de partir ..." Il ne pouvait pas parler, il ne pouvait pas lui parler. Pas après ce qu'elle lui avait fait ! Mais sa mère, sa mère qui le réclamait ! Après l'avoir chassé comme un voleur, après 20 ans d'abandon, mais sa mère quand même ! Que faire ? "J'arrive". C'est tout, pas besoin d'en dire plus, pas possible d'en dire plus, elle avait raccroché.
Il était donc assis sur un rocher, face au chemin de son enfance. Le temps s'était arrêté pour lui le jour de son départ. et maintenant il le sentait filer entre ses doigts, car depuis deux jours il avait eu le temps de penser, de revivre ces moments, ces années durant lesquelles il en avait voulu à la terre entière sans même se rendre compte qu'il gâchait sa propre vie. Il était temps de grandir, de pardonner. Trop de temps perdu. Il fallait se lever, suivre l'impulsion de cette première pensée positive. Ce qu'il fit.
Puis il reprit sa route, en essayant de ne pas se laisser submerger par l'émotion. Ne pas leur montrer, les laisser s''approcher. Ce sont eux qui l'avaient obligé à partir. Son regard parcourait le paysage ... cette étendue d'herbe sablonneuse, ces près valonnés, ces minuscules collines qui lui avaient paru des montagnes ! Et au loin cette silhouette, seule, massive ...Quel bonheur de revenir à la maison. Lui qui avait toujours nié en avoir besoin, qui prétextait détester la plage pour ne pas se souvenir. En réalité il voulait se cacher à quel point la maison du bord de mer lui manquait. Il savait maintenant pourquoi il n'aévait plus été le même depuis 20 ans. Il savait que maintenant qu'il était revenu à la maison il n'avait plus aucune raison de déprimer.
Il savait ce qu'il allait faire. il allait remonter tout ce chemin et entrer sans frapper, comme avant et embrasser sa mère, comme avant. Sa mère allait partir, le quitter, ils n'avaient plus le temps pour les regrets. Il allait redevenir son petit garçon, son fils et ne plus la quitter, jusqu'au bout, jusqu'au jour de l'ultime adieu.
Réponse tardive à la consigne 27 de Paroles Plurielles
vendredi 7 juillet 2006
Révélation
"L'unique ascenseur de l'immeuble est momentanément hors d'usage."
Le panneau pendouille lamentablement sur une chaîne qui barre l'accès à l'escalier, juste sous mes yeux ... Mystérieuse inscription ... Il n'y a pas d'ascenseur dans l'immeuble. Je l'aurais remarqué ! Ce n'est quand même pas pour le plaisir que depuis plus de 20 ans je monte ces 6 étages chaque jour !
Il faut que je sache ce qu'il se passe ! Cédant à la curiosité je me décide à frapper chez la concierge.
"Bonjour Madame Douchemint"
"gnnnnnnnn ??" Ses yeux - embués d'alcool ou de mélancolie, je ne saurais dire - me dévisagent, un rien surpris.
"Dites, c'est quoi cette histoire d'ascenseur ??"
Toujours aimable ma concierge préférée me lance un regard amoureux qui suffirait à fusiller un chien sur place et de sa douce voix de vieille fille aigrie elle me lance :
"Ben vous le voyez bien ! Il est en panne !"
Sur ces mielleuses paroles Mme Douchemint me claque aimablement la porte au nez et s'en va retrouver le verre de Porto qui l'attendait.
Me voici donc face à la première marche, à la limite du franchissement de cette mystérieuse frontière ... Soudain une voix soudainement venue de nulle part retentit :
"Hé là ! Vous ! Arrêtez malheureux ! Vous voyez bien que l'ascenseur est en panne ! Vous voulez rester coincé dedans tout le week-end ?"
Je me retourne juste à temps pour voir surgir le peintre du second, le béret de travers et la lavallière en balade. C'est qu'il se donne des airs le vieux avec son pinceau sur l'oreille!
"Mais de quel ascenseur parlez-vous ?"
"Ben de celui là" me dit-il non sans un certain agacement "celui dans lequel vous entriez à l'instant !"
La perplexité me saisit, je me retourne pour faire face aux huit marches qui mènent à l'entresol.
"Je ne vois pas d'ascenseur, juste l'escalier !"
Les yeux torves du peintre s'aggrandissent, il se décompose littéralement, une lueur de peur, de panique apparaît dans son regard. Il fuit, prend les jambes à son cou, j'ai juste le temps d'entendre ses derniers mots :
"Ca fait vingt ans qu'il n'y a plus d'escalier à cet endroit ! On l'a supprimé depuis que le locataire du sixième est tombé par dessus la rambarde ...."
Pour la consigne 26 de Paroles Plurielles
mardi 20 juin 2006
L'essence des sens ...
Entendre
Une résonance, un souvenir, une résurgence.
Ce pas, mon pas, me voilà !
Sentir
Mon odeur, mon parfum, ma trace.
Poursuite auditive, approche olfactive, plus que quelques pas, un bonheur tout proche.
Toucher
Ma peau, ses caresses, ses doigts ... son souffle ... sa main ...
Goûter
Sucrée, ma bouche,
Salée, ma langue,
Acide, ma sueur,
Amère, mon attente ...
Voir
Aveugle ? Pas avec ce nez, ces oreilles, cette langue et ces doigts ... Une carte sensitive par des organes magiques, détenteur du plaisir !
Il m'entend, me sens, me touche, me goûte, me provoque.
Je fonds, je boue, je trépigne, je provoque !
Il entend mon corps,
Il sent mon désir,
Il touche mon coeur,
Il goûte mon âme.
... si intense ...
cette soif qui éclate
et je peux enfin m'offrir à celui qui ne me voit pas.
Pour la consigne 25 de Paroles Plurielles.
mercredi 7 juin 2006
LE plaisir
Une participation de plus à Paroles Plurielles pour la consigne 24. Consigne toute simple :
Le thème est le suivant:
Entre ciel et terre...tomber...ou m'envoler...?
Et voici ce que ça m'a inspiré ...
LE plaisir.
Ca y est ! Ca recommence ! C'est plus fort que moi, à chaque fois je me fais avoir ! Ca me prends par les tripes, ça m'accroche, je ne peux plus m'en sortir !
"Non ! Ne fais pas ça !" Oups ! Ca m'a échappé ! Je dois me retenir mais c'est tellement bon !
Ca recommence infiniment, inexplicablement. Toujours, je décole, toujours sur le point de m'en aller ... je suis entre ciel et terre ... je veux m'envoler, je me laisse aller ... Quel bonheur ! Encore ! J'en veux encore ... je suis loin, je plane ...
Une main sur mon épaule ..."Dis, ça fait dix fois que je te pose la même question !".
Et mince ! Encore une fois je retombe. Je ferme mon livre doucement. Ma vraie vie peut continuer.




